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17 juin 2011

Réserves Communales, l'exemple français

La réserve communale de sécurité civile: Les citoyens au côté du maire, face au risque inondation


Le Centre Européen de Prévention du Risque d'Inondation (CEPRI) d'Orléans à édité un guide pratique destiné aux maires qui fera référence sur le rôle, l'utilité, le fonctionnement et la réflexion à mener au sujet des réserves communales.

Ce document s’adresse en premier lieu aux maires, à leurs adjoints et à tous les élus ainsi qu’aux services administratifs et techniques des communes.

L’objectif de ce document est d’apporter des éléments méthodologiques pour la mise en œuvre d’une réserve communale de sécurité civile dont la mission principale serait dédiée à la prévention et la gestion du risque d’inondation.

Autour de plusieurs thèmes:
- Qu'est-ce qu'une réserve communale de sécurité civile ?
- Pourquoi créer une réserve communale de sécurité civile ?
- Comment créer une réserve communale de sécurité civile ?
- Comment maintenir une réserve communale opérationnelle dans la durée ?
et des annexes pratiques, ce guide se fonde sur l'expérience et le témoignage de communes pionnières afin de permettre au lecteur de se forger sa propre opinion.

Ce guide mérite d'être lu tant par tous ceux qui ont déjà créé une réserve communale que par ceux qui envisagent de le faire.

Pour avoir participé aux réflexions relatives à ce guide nous pouvons témoigner du sérieux de ses auteurs.

Ce guide est gratuit est téléchargeable sur le site du CEPRI.

30 novembre 2010

Déploiement d’une équipe de protection civile de l'UE en Haïti

Sept experts de la protection civile se rendront aujourd'hui en Haïti où ils participeront aux efforts de lutte contre l’épidémie de choléra. Cette équipe est déployée par le centre de suivi et d’information de la Commission européenne. Elle coordonnera la distribution de produits essentiels, tels que des tablettes pour purifier l’eau, offerts par les États participant au mécanisme de protection civile de l’UE. Elle conseillera également les autorités locales sur les mesures à prendre pour améliorer la santé et l’hygiène et endiguer ainsi l'épidémie.


«Cette mission viendra renforcer l’aide que nous apportons à Haïti dans la lutte contre l’épidémie de choléra. La Commission et les États membres de l’UE se tiennent prêts à apporter une aide supplémentaire aux autorités et à nos partenaires sur le terrain.», a déclaré Mme Kristalina Georgieva, membre de la Commission européenne chargé de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises.

L’équipe de protection civile de l’UE devrait rester trois semaines sur place. Elle aura pour tâches initiales, premièrement, de coordonner l’aide matérielle entrante en provenance des pays participant au mécanisme de protection civile de l'UE et, deuxièmement, de conseiller les autorités haïtiennes sur les mesures d’hygiène à adopter, sur l’amélioration de la qualité de l’eau et sur la gestion des déchets des unités de soins médicaux. Enfin, elle assurera la liaison entre les autorités haïtiennes et les acteurs internationaux présents sur le terrain, tels que l’Organisation mondiale de la santé et les Nations unies, et leur apportera conseils et coopération.

À ce jour, parmi les pays européens, la France et l’Autriche ont répondu à la demande d’aide en faveur d’Haïti dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’UE. La France a envoyé des matériaux pour la construction d'abris et des lits d’hôpitaux, tandis que l’Autriche a fourni un million de tablettes de purification de l'eau. Les participants au mécanisme ont été invités à apporter une aide supplémentaire en matière d’eau et d’assainissement (eau salubre, sels de réhydratation orale, chlore en poudre ou en granules pour la purification de l'eau, gestion des déchets) et d'assistance médicale (médecins, infirmiers, fournitures médicales).

Pour de plus amples informations, voir:
http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

26 novembre 2010

La Commission propose une aide de 35,6 millions d’euros à la France pour faire face aux conséquences de la tempête Xynthia

Le Commissaire européen responsable de la politique régionale, Johannes Hahn, a présenté le 28 septembre 2010, la proposition de la Commission européenne, visant à allouer 35,6 millions d’euros à la France pour faire face aux conséquences de la tempête Xynthia de février 2010. Les aides serviront au remboursement des mesures d'urgence, notamment la remise en état des infrastructures de base, les mesures provisoires d’hébergement, les interventions des services de secours et le nettoyage des zones sinistrées. Le Parlement européen et les Etats Membres doivent encore approuver la proposition.


19 août 2009

Incendies de forêts : 200 000 hectares ravagés dans l'Union européenne

Selon les estimations du système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS), les incendies de forêt ont déjà touché 200.000 hectares dans l’UE en 2009, alors que 180.000 hectares avaient été détruits sur l’ensemble de l’année 2008.
L’EFFIS surveille en permanence le risque d’incendie de forêt, qui est actuellement toujours élevé, et vient de publier le rapport «Forest Fires in Europe 2008» qui donne une vue d’ensemble des risques d’incendie de forêt et des conséquences de ces incendies en Europe pour l’année 2008.
L’EFFIS réalise et met à jour quotidiennement, sur la base d’images satellites, des cartes des zones touchées par des incendies s’étendant sur au moins 40 hectares. La superficie des incendies répertoriée sur ces cartes correspond en moyenne à 75 % du total des zones dévastées par le feu, car il faut aussi tenir compte des incendies s’étendant sur moins de 40 hectares.

À ce jour, la superficie détruite par des incendies de forêt dans l’UE depuis le début de l’année 2009 atteint, sur les cartes, 150 076 hectares, ce qui correspond, selon les estimations, à une superficie totale d’environ 200 000 hectares.

Cette année, l’Espagne et l’Italie ont été les plus touchées en raison des conditions météorologiques particulièrement propices aux incendies qu’elles ont connues au cours de la deuxième quinzaine de juillet, mais la France et, dans une moindre mesure, la Grèce et le Portugal ont également subi d’importants dégâts.

Des incendies inhabituels ont eu lieu en mars au Portugal et dans le nord-ouest de l’Espagne où, à la faveur d’un temps sec et de vents forts, ils ont détruit une superficie estimée à 25 000 hectares environ.Au cours des prochains jours, le risque d’incendie demeurera très élevé dans de nombreuses régions méditerranéennes, la situation pouvant être critique localement, mais il n’atteindra pas les niveaux d’alerte observés fin juillet, selon les prévisions actuelles.

En 2008, la superficie ravagée par les flammes et les dégâts estimés ont été les plus faibles depuis 1980 pour l’Europe du Sud, avec un total de 158 621 hectares contre une moyenne annuelle de 483 896 hectares. Grâce aux conditions météorologiques favorables de l’année dernière, le niveau de risque d’incendie était faible sur le pourtour méditerranéen, avec quelques exceptions dans le sud-est où la sécheresse et des épisodes de risque extrême ont provoqué des incendies qui ont détruit 1 362 hectares le 18 juin à Chypre, environ 15 000 hectares en Grèce (principalement à Rhodes) au cours de la deuxième quinzaine de juillet et près de 20 000 hectares en Turquie durant la première semaine d’août.

Dans d’autres régions d’Europe, les incendies de forêt ont également eu des conséquences moins importantes que la moyenne des 15 dernières années, avec une superficie détruite de 22 000 hectares contre 30 000 hectares en moyenne. Seuls les pays scandinaves ont connu des épisodes de risque extrême en raison de la sécheresse et des hautes températures inhabituelles de la première quinzaine de juin (en Suède, un incendie de 13 jours a détruit 1 170 hectares de forêt, tandis qu’en Norvège l’incendie le plus important dans ce pays depuis 50 ans a ravagé plus de 2 700 hectares).

Le rapport «Forest Fires in Europe 2008» publié aujourd’hui est le 9 eme de la série. Il est réalisé avec la participation des services de lutte contre les incendies de forêt et de protection civile des États membres et des pays européens participant à l’EFFIS.

L’EFFIS a été mis en place par le Centre commun de recherche (CCR) et la direction générale de l’environnement (DG ENV) de la Commission européenne. Il diffuse des informations quotidiennes sur les risques d’incendie et évalue l'étendue des sinistres, afin de fournir un appui aux services de lutte contre les incendies de forêt des États membres de l’UE, aux services de la Commission européenne et aux autres organismes concernés.


Sources: EFFIS, Fenêtres sur l'Europe

07 juillet 2009

La France va se doter d'un centre d'alerte aux Tsunamis

Fin 2011, la France devrait disposer d'un centre régional d'alerte aux tsunamis qui sera opérationnel sur toutes les côtes exposées. Le dispositif, qui a reçu pour nom de baptême Cratanem (Centre régional d'alerte aux tsunamis dans l'Atlantique du nord-est et la Méditerranée), devrait être officiellement mis en chantier début juillet 2009, dès la signature de la convention liant ses deux bailleurs de fonds: les ministères de l'intérieur et de l'environnement. La responsabilité opérationnelle du centre sera confiée au Commissariat à l'énergie atomique (CEA).



"En cas de séisme au large des côtes nord-africaines, on peut disposer d'une heure, voire de deux heures maximum, pour alerter les populations exposées sur les côtes françaises, explique François Schindelé, spécialiste de l'aléa tsunami au CEA. En revanche, si un séisme survient en mer Ligure (au nord de la Corse), on peut n'avoir qu'un quart d'heure avant que la vague ne touche les mêmes côtes."

Quinze minutes : c'est donc la durée de temps maximale qui devra s'écouler entre la survenue d'un séisme sous-marin en Méditerranée ou dans l'Atlantique du nord-est, et l'évaluation du risque de tsunami par le Cratanem.

Le budget de 14 millions d'euros alloué au projet pour les cinq prochaines années devra permettre la mise à niveau des stations sismographiques du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et du CEA dispersées sur les deux bassins. De même, les stations marégraphiques du service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) devront être adaptées pour pouvoir suivre en temps réel - et non ponctuellement, à intervalles de temps réguliers - les variations du niveau de la mer et les communiquer au Cratanem. Des stations de mesures italiennes, allemandes ou portugaises seront également utilisées.

Derrière un cahier des charges en apparence simple se cachent des questions scientifiques pointues. En fonction des divers paramètres mesurés (magnitude du séisme, zone sismique en cause, variations consécutives - positives ou négatives - du niveau de la mer dans certaines zones, etc.), le système d'alerte devra calculer en temps réel l'intensité du risque et les zones les plus exposées.

En cas de séisme, le Cratanem devra fournir, dans le quart d'heure suivant l'événement, son analyse de la situation aux acteurs de la protection civile, mais aussi aux autorités ad hoc dans les pays riverains. Dans le cadre d'accords conclus sous l'égide de l'Unesco début 2005, la France est en effet investie d'une responsabilité régionale dans la surveillance de la Méditerranée occidentale - l'Italie l'étant sur l'Adriatique, le Portugal sur l'Atlantique du nord-est, la Grèce et la Turquie sur la mer Egée.

Une fois donnée cette alerte dite "montante", un système d'alerte dit "descendant" - des autorités vers les populations - devra être activé. En France, la direction de la sécurité civile est chargée d'imaginer ces procédures qui devront permettre, en fonction de la hauteur attendue de la vague et de la nature des littoraux - les plages et les zones portuaires étant les plus vulnérables -, de prévenir au plus vite les populations.

Cette phase d' "ingénierie sociale" est critique : elle nécessite la sensibilisation du public au risque, la collaboration des collectivités locales, ainsi que la mise en place de matériels (sirènes, etc.) et de procédures destinées à n'être activées que très rarement.
Sources : Le Monde